Et vous, vous feriez quoi avec des fleurs d’Orka ?

En baguenaude à Bruxelles,

Kam Yuen (Ancien Sun Wah), Rue de la Vierge Noire, 2-4 .

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Un sachet de fleurs, au milieu des légumes du rayon frais.

Fascinant.

L’étiquette de traduction indique sobrement :

Orka Flowers


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Exploration : Le coeur de la fleur est très dur, et contient des graines souples comme des pois, au goût simplement végétal.

Les pétales, en revanche, ont une saveur étonnante, acide, à mi-chemin entre le chou et la cranberry …!

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Tentative de cuisson : Plongée dans l’eau bouillante, la fleur cuit lentement, s’amollit, et colore son bain d’un rouge violacé …

Les saveurs se modifient assez peu, seul le goût des pétales est intéressant, pour son acidité fruitée.

En fait, un goût d’hibiscus !

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Bilan : De toute évidence, la fleur d’Orka est une cousine de l’hibiscus…

Ses pétales peuvent certainement s’utiliser dans une salade de fruit, pour faire une confiture, un sirop ou dans une recette à base de chocolat.

Et pourquoi pas en salé, avec une viande de gibier ?

Et vous, vous feriez quoi avec des fleurs d’Orka ?

Voir aussi la fleur d’Orka dans la galerie imaginaire


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Pour une galerie réflexive (1) : Le Crépuscule du Macaron – ou comment philosopher à coup de marteau !

Le Crépuscule du Macaron

– ou comment philosopher à coup de marteau ! –

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« Il y a plus d’idoles que de réalités dans le monde : c’est ma manière à moi de regarder le monde (…) : Lui poser, comme ça, des questions avec mon marteau et entendre éventuellement en réponse ce fameux son creux qui signale des entrailles ballonnées – quelles délices pour qui possède une seconde paire d’oreilles … »

…………….. ……Nietzsche, Le Crépuscule des idoles ou comment philosopher à coup de marteau, ……………… …… Préface, trad. É Blondel, Hatier, 2001, (p. 6-7).

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Pour une galerie réflexive.

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Lire aussi les articles consacrés au macaron :

Le macaron? d’accord, parlons-en !

Les rencontres du dictionnaire (matière à pensées)


Festival International de la Photographie Culinaire : mais quel goût ont les images ?

Les différences majeures entre les démarches des travaux exposés au Festival International de la Photographie Culinaire sont ici l’occasion de s’interroger sur les enjeux inhérents à la photographie culinaire.

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Festival International de la Photographie Culinaire : mais quel goût ont les images ?

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…..« Photographie culinaire ».

…..La chose ne va pas de soi.

…..N’y a-t-il pas plutôt une antinomie fondamentale entre la photographie, art visuel, et la cuisine, qui ressortit davantage du plaisir gustatif ?

…..Autrement dit, comment peut-on photographier un goût ?

…..En réalité, derrière toute photographie culinaire, il y a un choix, une prise de position, et une réponse à cette question fondamentale : Quel est le lien entre l’oeil et le goût ?

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L’imagination.

…..Certaines photos choisissent en effet de travailler sur l’imaginaire gustatif du spectateur, invité à projeter des saveurs sur ce qu’il voit… La sphère du fantasme vient ainsi s’intercaler entre l’oeil et le goût. On est alors dans le domaine de la photographie salivante, alléchante.

…..Pourtant un simple papier glacé, fade et plat.

…..La photographie se fait ici artistique par la mise en scène de son sujet, un plat ou un produit artistique en lui-même. Elle en porte la trace, elle en a fixé la beauté fugitive ; elle en présentifie la saveur…

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Aucun lien.

….. La photographie culinaire tente parfois au contraire de se couper de la dimension gustative, pour aller jouer dans la cour de la photographie artistique établie.

…..Elle devient alors pur regard, travaillant la matière alimentaire comme un objet plastique, une texture, des couleurs coupés de leur goût.

….. Ce type de photographie flatte l’oeil du spectateur sans faire appel à son imagination gustative. Photographie culinaire ? Disons plutôt photographie à thématique alimentaire.

…..Au risque de passer à côté de sa spécificité même.

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Les enjeux de cette question, pourtant simple à première vue, concernent donc la nature même de la dimension artistique de la photographie culinaire :
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…..Repose-t-elle uniquement sur l’art photographique ?

…..A-t-elle au contraire un statut à part, du fait de la nature de son sujet ?
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…..Chaque photographie est une réponse.
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Et vous, vous en pensez quoi ?
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Voir aussi l’article consacré aux réponses proposées par les travaux exposés au Festival :

Warhol, c’est de la soupe ! (matière à pensées)

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Trente-deux boîtes de soupe, parfaitement identiques.

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Déjà vu cent mille fois en reproduction. Aucune surprise lors de la rencontre de l’oeuvre elle-même. Et puis aujourd’hui Warhol, c’est un peu de la soupe… (oui, osons ce mauvais jeu de mot, les artistes du kitsch ne sont plus à cela près !) D’accord.

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Warhol par CC au MOMA

Warhol, Campbell’s Soup Cans, 1962. Museum of Modern Art, NYC.

A mettre cependant en perspective avec le processus d’uniformisation et de standardisation du goût, actuellement à l’oeuvre dans l’industrie agro-alimentaire…

Et à faire dialoguer avec l’article « Compte-Rendu d’Exploration : Six soupes Picard  » !

A utiliser pour la lecture de l’article Kitschen, essai sur le kitsch dans la cuisine.