Haute couture, haute cuisine, même combat ?

Conférence publique à l’Institut Français de la Mode du 8 Novembre 2011.

Haute couture, haute cuisine, même combat ?

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Cuisine et mode s’opposent a priori comme « patrimoine » s’oppose à « volatilité ». Pourtant, on observe depuis quelques années un rapprochement spectaculaire entre couture et cuisine. Le « chef » est en train de rejoindre le couturier au panthéon des stars. Le rapprochement entre couturier et cuisinier s’organise autour de notions empruntées à l’art et au marketing, avec l’appropriation par le monde de la cuisine du concept de « marque » associée à un nom de créateur, avec tous les produits dérivés qui l’accompagnent.

Exploration croisée de deux univers créatifs et de deux domaines d’activité économique qui se rapprochent sans toutefois se ressembler …

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Écouter / Podcaster gratuitement la conférence :


> Première partie : Haute couture, haute cuisine même combat ?

> Deuxième partie : Haute couture, haute cuisine, même combat ? (suite)

> Troisième partie : Échange et débat avec la salle

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Un résumé de la conférence est également disponible sur le site du

bureau de tendances NellyRodiLab

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Et en prolongement de cette conférence :

Défilé Chanel au Grand Palais : Haute couture, haute cuisine, même combat? (suite)

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La fin des glaces à la vanille nous sauvera-t-elle du réchauffement climatique ?

Entretien de Caroline Champion avec Bruno du Boisguéheneuc, publié sur Droit de Cités / droitdecités.org en supplément au dossier « Ecologie/écologisme ».

Il constitue un prolongement de l’article « BIO-LOGIQUE, sur la logique de production et de consommation des produits « bio », publié dans ce dossier.


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Bruno du Boisguéheneuc est le fondateur de Sud Outre Mer, entreprise spécialisée dans l’exportation des produits d’épicerie fine des DOM-TOM, notamment la vanille.

Cet entretien a été réalisé le 3 juillet 2010 à Aurillac, à l’occasion des Européennes du Goût, festival gastronomique et culturel réunissant producteurs et professionnels des métiers de bouche.

Au cours de l’entretien, il évoque les paradoxes et conséquences implicites du discours écologique, bio, local, et durable, notamment au niveau de la route des épices, et de la circulation historique des produits d’Outre-Mer – à la base de toute la grande tradition de la pâtisserie française !

A écouter en cinq pistes sur la revue Droit de Cités / droitdecités.org :

– « Des cannelés sans rhum, de la glace sans vanille ! »  (1:54)
– La récupération des circuits du « bio » et du « commerce équitable » en supermarché (2:17)
– Les réponses du marché à la multiplication des exigences du consommateur (1:27)
– L’avenir des produits d’Outre-Mer face aux circuits du « Bio » européen, et autres labels d’origine (4:26)
– Pour une éducation du goût dans les programmes scolaires  (2:57)

Un ExpérimenTable sur France Culture

Mercredi 30 juin sur France Culture, dans Les Passagers de la nuit : diffusion d’un ExpérimenTable un peu particulier, puisque réalisé dans le cadre d’un atelier de création radiophonique, Acid Cheese Corporation, par Amandine Casadamont et Angélique Tibau.

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// Acid Cheese corporation : un créateur, un angle, une recette – La tribune de la cuisine contestataire //

Proposer à une personnalité (chefs, plasticiens, performers, critiques, historiens, designers, auteurs…) d’inventer une recette engagée, décalée, contestataire, permettant un questionnement sur nos pratiques de tables mais aussi sur la société en général. Comment la cuisine peut-elle être politique ? Nous leur proposons une tribune ouverte, permettant ainsi de soulever des problématiques par l’invention d’une recette de cuisine. (comestible ou pas)…

 

.30.06.2010

Caroline Champion nous propose ce soir une recette-performance qui s’inscrit dans le protocole de la série ‘ExpérimenTable‘, destinée à ouvrir un espace de parole au cœur de la ville, à partir d’un élément culturellement fort : la table.

Ici, la table devient établi, dressé dans un lieu institutionnel de l’art où, traditionnellement, la cuisine n’a pas sa place. Matière éphémère, corporéité, besoin, comment la cuisine pourrait-elle en effet aspirer à faire œuvre d’art ?

Pourtant, aujourd’hui, le syntagme « art culinaire » envahit les discours, les cuisiniers laissent de côté l’artisanat et aspirent à rejoindre le panthéon des artistes. Au même moment, performeurs, plasticiens et designers s’emparent de la matière alimentaire … Alors, doit-on considérer que la cuisine est fondamentalement hors d’œuvre ?

– Vanité au céleri rave, version art brut : Une recette à déguster avec des pinceaux !

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Podcast de l’émission

.En savoir + sur cet ExpérimenTable
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La collection des ACC est à l’écoute ici:

– Marc Brétillot, Designer culinaire : « Tête Têtes, dîner de têtes »

Philippe Mayaux, Plasticien : « Savoureux de toi »

– Marie Chemorin, Auteur culinaire : « Pour exorciser nos peurs, mangeons-les ! »

– Sabine Pigalle, Plasticienne : “Omelette de belligérance et Tisane à la mélancolie”

Caroline Champion, Exploratrice de saveurs : « Vanité au céleri rave, version art brut ».

– Maya Benkelaya, Plasticienne, La « Recette soustraite »

– Mimi Oka et Doug Fitch, artistes de subsistance, « Orphyc memory sausage »

– Andréa Weiner, Nathalie Redard et Laeticia Bertrand, Librairie La Cocotte, « La salle à manger mobile »

Bettina Hubby, artiste, « Acid Cheese corporation made in california –  Mise en spoon »

Hors d’oeuvre : un ExpérimenTable au milieu des Beaux-Arts

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Cet ExpérimenTable  a été réalisé pour France Culture, et diffusé comme pièce radiophonique dans Les Passagers de la nuit, le 30 juin 2010.

(Voir le manifeste des performances « ExpérimenTable ».)

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« Acid Cheese corporation» : La tribune de la cuisine contestataire
par Amandine Casadamont et Manoushak Fashahi.

Un créateur, un angle, une recette : Proposer à une personnalité (chefs, plasticiens, performers, critiques, historiens, designers, auteurs…) d’inventer une recette engagée, décalée, contestataire, permettant un questionnement sur nos pratiques de tables mais aussi sur la société en général. Comment la cuisine peut elle être politique ? Nous leur proposons une tribune ouverte, permettant ainsi de soulever des problématiques par l’invention d’une recette de cuisine. (comestible où pas)
Rendez vous dans sa cuisine, micro ouvert, ! le chef réalise sa nouvelle recette devant nous, tout en nous expliquant comment faire.
Ainsi l’auditeur a non seulement les moyens de réaliser une nouvelle recette (comestible où in mangeable) mais surtout la vision et la réflexion d’un créateur, d’un artiste, qui va au delà du « beau » et du « comestible ». La matière comestible est une matière plastique permettant d’exprimer des idées et son procédé une méthode pour aboutir à une œuvre.

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Hors d’oeuvre : un ExpérimenTable au milieu des Beaux-Arts

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.(Voir la magnifique définition de « Hors d’oeuvre »)

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Mardi 12 avril 2010, 9h 30, cour des Beaux-Arts.
Une femme apparaît. Veste blanche.
Elle déplie une table, et sort une perceuse.
Une perceuse, et un céleri rave.

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Hors d’oeuvre : une recette à déguster avec des pinceaux !

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« Bio-logique » : Sur la logique de production et de consommation du « bio » aujourd’hui en France

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Cet article a été publié dans le dossier « Ecologie/Ecologisme » de la revue Droit de Cités.

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« BIO–LOGIQUE » :

Sur la logique de production et de consommation des produits « bio »
aujourd’hui en France.

Avez-vous déjà tenté de trouver une définition précise du « bio » dans un dictionnaire? Contre toute attente, ce terme, omniprésent dans les discours médiatico-commerciaux, est redoutablement absent des Larousse, Robert, et autres refuges lexicaux, sauf sous la forme d’une tautologie de type « Bio : produit issu de l’agriculture biologique », ou comme ici :

Bio : Ensemble des activités économiques et sociales qui touchent la production, la mise en marché ou la consommation des produits biologiques (généralement alimentaires). [1]

Or, le renvoi du « bio » au « biologique » ouvre d’étranges perspectives, puique ce dernier terme désigne aussi bien ce qui est relatif à la biologie (en tant que discipline scientifique), que ce qui est relatif à la vie organique – si bien que les définitions du biologique juxtaposent innocemment « agriculture biologique » et « arme biologique », l’une se définissant en négatif de la « chimie » (« se dit d’un produit obtenu sans utilisation de substances chimiques » [2]), l’autre bénéficiant au contraire de ses avancées (« l’usage des toxines, de composés hautement toxiques élaborés par des organismes vivants, mais synthétisables par voie chimique, se rapproche de la guerre chimique » [3]).

Biologique, mais aussi naturel, organic, bio-dynamique : les contradictions et le flou lexical du discours qui accompagne le bio nous invite d’emblée à le penser comme un outil idéologique, non comme objet d’un discours scientifique.

On s’attachera donc à en cerner les enjeux, à en reconstituer la logique de production et de consommation, tout en essayant d’en objectiver les mécanismes, du point de vue du contexte de sa production d’abord, de celui de son idéologie et de sa consommation ensuite.

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Pour que Paul se casse la gueule !

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Sur le vif, coup d’oeil au coin d’une rue …

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Ceci est la première étape d’un travail sur le pain.

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ses saveurs,

sa puissance symbolique,

sa charge affective,

etc.

A suivre, donc.

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