Etude : Petit- déjeuners, série B.
London, 9h 30.


Etude : Petit- déjeuners, série B.
London, 9h 30.


En baguenaude à Bruxelles,
Kam Yuen (Ancien Sun Wah), Rue de la Vierge Noire, 2-4 .
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Un sachet de fleurs, au milieu des légumes du rayon frais.
Fascinant.
L’étiquette de traduction indique sobrement :
Orka Flowers
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Exploration : Le coeur de la fleur est très dur, et contient des graines souples comme des pois, au goût simplement végétal.
Les pétales, en revanche, ont une saveur étonnante, acide, à mi-chemin entre le chou et la cranberry …!
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Tentative de cuisson : Plongée dans l’eau bouillante, la fleur cuit lentement, s’amollit, et colore son bain d’un rouge violacé …
Les saveurs se modifient assez peu, seul le goût des pétales est intéressant, pour son acidité fruitée.
En fait, un goût d’hibiscus !
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Bilan : De toute évidence, la fleur d’Orka est une cousine de l’hibiscus…
Ses pétales peuvent certainement s’utiliser dans une salade de fruit, pour faire une confiture, un sirop ou dans une recette à base de chocolat.
Et pourquoi pas en salé, avec une viande de gibier ?
Et vous, vous feriez quoi avec des fleurs d’Orka ?
Voir aussi la fleur d’Orka dans la galerie imaginaire
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Honfleur, vendredi 7 août 2009, vers 22h.
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L’odyssée d’une feuille de chêne.
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Elle arrive à la fin de l’histoire, juste avant le dernier chapitre…
.On la découvre alors, portant fièrement sa coiffe d’écume au bouillon de chorizo !
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En son sein, elle dissimule une faisselle de chèvre, qui vous fond délicatement dans la bouche.
– De la douceur, de la fraîcheur, comme une « aurore aux doigts de rose »…
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Epandu à ses pieds, le jus d’un veau aux milles saveurs.
Concentration extrême.
Inversion des rôles.
– Tous les sucs de l’animal au service du règne végétal.
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Odyssée d’une feuille de chêne.
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Eh bien oui, elle a décidément quelque chose d’épique, cette feuille, avec son casque bouillonnant, garni de feuilles d’estragon !
……….

« Salade du moment ».
…– Quoi ?! Une vulgaire feuille de verdure !
…– Hé, hé … !
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Un moment de repos savoureux, comme une pause silencieuse et discrète dans la chronologie d’un repas en dix plats, dont chacun mériterait une tirade …
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Alexandre Bourdas, l’homme aux mille ruses, vous fera avaler ses salades au :
22 place Hamelin. 14600 Honfleur
02.31.89.40.80
(fermeture hebdomadaire mercredi & jeudi)
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Comme en témoignait récemment le salon Natexpo à Paris, le marché du bio est en plein essor, et résiste à la crise. Sans doute parce que sa consommation est basée sur un ensemble de mécanismes symboliques plus ou moins conscients, qui confère toute son efficacité au marketing agressif dont il est l’objet depuis quelques années…
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Le bio, une histoire de goût ?
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Parpain bio Naturalia …
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Il faut se rendre à l’évidence, il y a plusieurs manière de manger bio.
Les motivations qui poussent des milliers de consommateurs à braver la barrière du prix des produits issus de l’agriculture biologique sont multiples, et correspondent à des systèmes de valeur très différents.
On peut tenter de les décrypter à grands traits…
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Pour une classification des motivations du Mangeur Bio, complémentaires ou exclusives :
(Attention, un argument peut en cacher un autre ...)
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– Le Mangeur Bio-Ecolo : Sensibilisé aux problèmes environnementaux, il consomme bio pour sauver la planète. Il achète avant tout des produits bio locaux, et porte une attention particulière aux questions de saisonnalité, d’emballage, etc.
C’est la version baba du bio…
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– Le Mangeur c’est Bon – c’est Bio : Sensibilisé à une certaine exigence de goût, il se tourne vers le bio pour certains produits, au nom d’un certain souci de qualité. Dans sa recherche de produits « traditionnels », « artisanaux » ou « authentiques », il refuse les aliments standardisés et sans saveurs de l’industrie agro-alimentaire. Sa consommation n’est forcément pas exclusivement bio, le critère revendiqué étant gustatif et non éthique.
C’est souvent la version bobo du bio …
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– Le Mangeur Bio-Névro : Sensibilisé aux grandes crises alimentaires, et aux dérives liées à l’industrialisation des produits, il consomme bio pour se sauver lui-même, et apaiser ses angoisses de mort et de maladie (cancer, etc.). Son approche du produit bio est davantage guidée par des notions de vitamines et d’oligo-éléments que de par des critères de goût, de saisonnalité ou d’écologie.
C’est la cible du bio dans sa version la plus marketing…
A part peut-être dans son approche plus baba ( le mangeur type 1), le bio reste un problème de citadin, et … de riche. Tant mieux, puisque c’est justement à eux qu’il s’adresse (par son discours, et par son prix).
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………. …. Antioxydants, oméga 3, ou 6, vitamines en toutes lettres (B, C, PP, E, CC…!) : ……………. ….. Le Bio est aussi une promesse (marketing) de vie éternelle….

Jus de Grenade Bio.
Tenter de retrouver une certaine confiance quant à l’origine des produits, cette origine qui se dérobe dans les produits anonymes, standards, et uniformes de l’industrie agro-alimentaire.
Et en trame de fond, tenter de conjurer la mort par une alimentation rationnelle, régie en apparence par des principes scientifiques, – destinés à vaincre des angoisses irrationnelles …
Ici, honnêtement, il ne s’agit pas de consommer bio pour sauver le monde mais de payer le prix fort pour se sauver soi-même.
Quitte à avaler des produits étranges, voire carrément infâmes, consommés comme des médicaments…
L’argument santé du bio est souvent celui qui a le plus de poids marketing. Sous des apparences rationnelles, il joue sur des mécanismes affectifs et émotionnels extrêmement puissants.
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L’exemple des « superfruits »

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Grenade, Goji, Acaï, Mangoustan, Noni, Mulberry, Noni, Yumberry … Autant de « superfruits » aux sonorités exotiques, qui arrivent des quatre coins du monde à la conquête du consommateur bio.
Des propriétés médicinales étonnantes : ces baies sont en général extrêmement riches en vitamines, anti-oxydants etc.
Des vertus gustatives qui restent toutefois à prouver ! Généralement présentés sous forme de jus, ces fruits sont parfois également proposés en gélule …
Acides, âpres, et souvent amer en fin de bouche … – « mais on s’y fait, et même, à force, on aime » (sic) précise un représentant d’Elite Naturel à propos de ces jus.
A la première dégustation, difficile de ne pas grimacer en avalant cette version moderne de l’huile de foie de morue.
Et oui, la vie éternelle, ça se mérite !
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