DIGEST PALIMPSEST FINISSAGE

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Elaine Levy Project is pleased to invite you at Nine and a half week’s finissage.

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Caroline Champion proposes a performance dealing with the whole creative process of these past weeks.

More than an additionnal event, her performance is designed as a palimpsest, bringing out Nine and a half weeks’ coatings.

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A performative finissage, conceived to bind the elements that piled up during these last weeks …

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A digest-palimpsest finissage.

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January, 24th, Saturday night at Elaine Levy Project
Rue Fourmois 9 (first floor)
1050 Bruxelles
BELGIUM

+32 (0)2 534 77 72
elaine@elainelevyproject.com

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Voir l’installation :

Step 1 : SCRAPS SCENOGRAPHY

Step 2 : LET’S SUCK PAINTBRUSHES !

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To be linked with : ExpérimenTable au 104 (Nine and a Half Weeks’ preamble)

See also : Nine and a Half Blog

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Quel est le point commun entre un cupcake et une bijouterie ?

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Suite à une excursion dans les quartiers germanopratins, une nouvelle question s’impose :

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Quel est le point commun entre un cupcake  et une bijouterie ?

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Les bijoux exposés dans la vitrine sont plantés dans de véritables cupcakes « de chez Harrods » nous précise-t-on … avant d’ajouter : « mais ils sont en train de fondre complètement. Ils y a déjà longtemps qu’ils sont là »… !

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Qu’est-ce qui fait sens ici ? Quelle est la pertinence de ce rapprochement bijoux et cupcakes ?


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Reformulation du problème :

Quel point commun entre un cupcake Harrods et une bijouterie de Saint-Germain ?

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Réponse : Le snobisme.

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Le code prend ici le pas sur le sens.

Le cupcake, dépourvu de sens de l’humour, est là pour dire « Harrods » (i.e. le luxe ).

Il rencontre alors le bijou, sur la base d’un capital symbolique commun.

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Cette réalisation d’un célèbre créateur joaillier apporte un éclairage supplémentaire à notre étude sur le kitsch dans la cuisine, dont il constitue une sorte de parallèle inverse.

L’effet kitsch est en effet produit ici par l’introduction d’un élément culinaire dans le domaine de la joaillerie, et non, à l’inverse, d’un élément artistique dans le domaine culinaire.

A lire sur ce sujet : Kitschen, considérations sur le kitsch culinaire

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…..Les cupcakes Harrod’s, accèdent alors au noble statut de présentoirs à bijoux, et perdent par là même toute fonction nutritive. Ils sont sur ce point à comparer avec l’Obama Cupcake, déniché à Chelsea Market … !

Contempler l’Obama Cupcake.

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Pour une galerie réflexive (1) : Le Crépuscule du Macaron – ou comment philosopher à coup de marteau !

Le Crépuscule du Macaron

– ou comment philosopher à coup de marteau ! –

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« Il y a plus d’idoles que de réalités dans le monde : c’est ma manière à moi de regarder le monde (…) : Lui poser, comme ça, des questions avec mon marteau et entendre éventuellement en réponse ce fameux son creux qui signale des entrailles ballonnées – quelles délices pour qui possède une seconde paire d’oreilles … »

…………….. ……Nietzsche, Le Crépuscule des idoles ou comment philosopher à coup de marteau, ……………… …… Préface, trad. É Blondel, Hatier, 2001, (p. 6-7).

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Pour une galerie réflexive.

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Lire aussi les articles consacrés au macaron :

Le macaron? d’accord, parlons-en !

Les rencontres du dictionnaire (matière à pensées)


Festival International de la Photographie Culinaire : mais quel goût ont les images ?

Les différences majeures entre les démarches des travaux exposés au Festival International de la Photographie Culinaire sont ici l’occasion de s’interroger sur les enjeux inhérents à la photographie culinaire.

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Festival International de la Photographie Culinaire : mais quel goût ont les images ?

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…..« Photographie culinaire ».

…..La chose ne va pas de soi.

…..N’y a-t-il pas plutôt une antinomie fondamentale entre la photographie, art visuel, et la cuisine, qui ressortit davantage du plaisir gustatif ?

…..Autrement dit, comment peut-on photographier un goût ?

…..En réalité, derrière toute photographie culinaire, il y a un choix, une prise de position, et une réponse à cette question fondamentale : Quel est le lien entre l’oeil et le goût ?

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L’imagination.

…..Certaines photos choisissent en effet de travailler sur l’imaginaire gustatif du spectateur, invité à projeter des saveurs sur ce qu’il voit… La sphère du fantasme vient ainsi s’intercaler entre l’oeil et le goût. On est alors dans le domaine de la photographie salivante, alléchante.

…..Pourtant un simple papier glacé, fade et plat.

…..La photographie se fait ici artistique par la mise en scène de son sujet, un plat ou un produit artistique en lui-même. Elle en porte la trace, elle en a fixé la beauté fugitive ; elle en présentifie la saveur…

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Aucun lien.

….. La photographie culinaire tente parfois au contraire de se couper de la dimension gustative, pour aller jouer dans la cour de la photographie artistique établie.

…..Elle devient alors pur regard, travaillant la matière alimentaire comme un objet plastique, une texture, des couleurs coupés de leur goût.

….. Ce type de photographie flatte l’oeil du spectateur sans faire appel à son imagination gustative. Photographie culinaire ? Disons plutôt photographie à thématique alimentaire.

…..Au risque de passer à côté de sa spécificité même.

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Les enjeux de cette question, pourtant simple à première vue, concernent donc la nature même de la dimension artistique de la photographie culinaire :
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…..Repose-t-elle uniquement sur l’art photographique ?

…..A-t-elle au contraire un statut à part, du fait de la nature de son sujet ?
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…..Chaque photographie est une réponse.
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Et vous, vous en pensez quoi ?
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Voir aussi l’article consacré aux réponses proposées par les travaux exposés au Festival :