Pitaya, flamboyant « Fruit du Dragon »

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Souvent aperçu en déco dans les coupes de fruits, jamais vraiment goûté …

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Etrange fruit du cactus qui, une fois ouvert, ressemble à un kiwi, de chair et de texture.

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Mais quel goût peut-il bien avoir, ce « Fruit du Dragon » flamboyant ?

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Quel goût?

Celui là, aucun.

A part une vague fraîcheur d’eau sucrée… *

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C’est peut-être pour ça qu’en France, il reste en déco dans les corbeilles…

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* Ce spécimen-là m’avait pourtant été offert (apparemment) mûr à point, en provenance directe du Lafayette Gourmet ! Hum. Hum…


Kiwi Laurent Voulzy

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Mardi 1er décembre, une trouvaille à explorer :

Le « Red Kiwi »

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A début, on aurait plutôt dit une pomme, genre canada..

Une pomme en plus petit, plus léger, et surtout en plus mou.

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Mais à l’intérieur … c’est bien un kiwi.

Un kiwi au « coeur grenadine ».

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La couleur de la chair hésite entre vert et jaune.

Des filaments pourpres étoilent le coeur du fruit, comme un soleil de sang.

Un « Soleil cou coupé » , celui du vers ultime de Zone d’Apollinaire.

Egrainé de pépites noires.

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Dégustation comparative :

La texture est proche de celle du kiwi ordinaire, fraîche comme une gelée, avec ces quelques grains à peine perceptibles en bouche.

Mais le goût est plus suave, plus doux que le kiwi vert.

Et vraiment quelque chose qui rappelle la saveur de la grenadine.

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Et vous, vous feriez quoi avec des fleurs d’Orka ?

En baguenaude à Bruxelles,

Kam Yuen (Ancien Sun Wah), Rue de la Vierge Noire, 2-4 .

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Un sachet de fleurs, au milieu des légumes du rayon frais.

Fascinant.

L’étiquette de traduction indique sobrement :

Orka Flowers


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Exploration : Le coeur de la fleur est très dur, et contient des graines souples comme des pois, au goût simplement végétal.

Les pétales, en revanche, ont une saveur étonnante, acide, à mi-chemin entre le chou et la cranberry …!

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Tentative de cuisson : Plongée dans l’eau bouillante, la fleur cuit lentement, s’amollit, et colore son bain d’un rouge violacé …

Les saveurs se modifient assez peu, seul le goût des pétales est intéressant, pour son acidité fruitée.

En fait, un goût d’hibiscus !

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Bilan : De toute évidence, la fleur d’Orka est une cousine de l’hibiscus…

Ses pétales peuvent certainement s’utiliser dans une salade de fruit, pour faire une confiture, un sirop ou dans une recette à base de chocolat.

Et pourquoi pas en salé, avec une viande de gibier ?

Et vous, vous feriez quoi avec des fleurs d’Orka ?

Voir aussi la fleur d’Orka dans la galerie imaginaire


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Ce Bio qui donne la vie éternelle !

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Comme en témoignait récemment le salon Natexpo à Paris, le marché du bio est en plein essor, et résiste à la crise. Sans doute parce que sa consommation est basée sur un ensemble de mécanismes symboliques plus ou moins conscients, qui confère toute son efficacité au marketing agressif dont il est l’objet depuis quelques années…

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Le bio, une histoire de goût ?

.Pain bio Naturalia

Parpain bio Naturalia …

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Il faut se rendre à l’évidence, il y a plusieurs manière de manger bio.

Les motivations qui poussent des milliers de consommateurs à braver la barrière du prix des produits issus de l’agriculture biologique sont multiples, et correspondent à des systèmes de valeur très différents.

On peut tenter de les décrypter à grands traits…

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Pour une classification des motivations du Mangeur Bio, complémentaires ou exclusives :

(Attention, un argument peut en cacher un autre ...)

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– Le Mangeur Bio-Ecolo : Sensibilisé aux problèmes environnementaux, il consomme bio pour sauver la planète. Il achète avant tout des produits bio locaux, et porte une attention particulière aux questions de saisonnalité, d’emballage, etc.

C’est la version baba du bio…

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Le Mangeur c’est Bon – c’est Bio : Sensibilisé à une certaine exigence de goût, il se tourne vers le bio pour certains produits, au nom d’un certain souci de qualité. Dans sa recherche de produits « traditionnels », « artisanaux » ou « authentiques », il refuse les aliments standardisés et sans saveurs de l’industrie agro-alimentaire. Sa consommation n’est forcément pas exclusivement bio, le critère revendiqué étant gustatif et non éthique.

C’est souvent la version bobo du bio …

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– Le Mangeur Bio-Névro : Sensibilisé aux grandes crises alimentaires, et aux dérives liées à l’industrialisation des produits, il consomme bio pour se sauver lui-même, et apaiser ses angoisses de mort et de maladie (cancer, etc.). Son approche du produit bio est davantage guidée par des notions de vitamines et d’oligo-éléments que de par des critères de goût, de saisonnalité ou d’écologie.

C’est la cible du bio dans sa version la plus marketing…

A part peut-être dans son approche plus baba ( le mangeur type 1), le bio reste un problème de citadin, et  … de riche. Tant mieux, puisque c’est justement à eux qu’il s’adresse (par son discours, et par son prix).

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………. …. Antioxydants, oméga 3, ou 6, vitamines en toutes lettres (B, C, PP, E, CC…!) : ……………. ….. Le Bio est aussi une promesse (marketing) de vie éternelle….

superfruit

Jus de Grenade Bio.


Tenter de retrouver une certaine confiance quant à l’origine des produits, cette origine qui se dérobe dans les produits anonymes, standards, et uniformes de l’industrie agro-alimentaire.

Et en trame de fond, tenter de conjurer la mort par une alimentation rationnelle, régie en apparence par des principes scientifiques, – destinés à vaincre des angoisses irrationnelles …

Ici, honnêtement, il ne s’agit pas de consommer bio pour sauver le monde mais de payer le prix fort pour se sauver soi-même.

Quitte à avaler des produits étranges, voire carrément infâmes, consommés comme des médicaments…

L’argument santé du bio est souvent celui qui a le plus de poids marketing. Sous des apparences rationnelles, il joue sur des mécanismes affectifs et émotionnels extrêmement puissants.

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L’exemple des « superfruits »

bio

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Grenade, Goji, Acaï, Mangoustan, Noni, Mulberry, Noni, Yumberry … Autant de « superfruits » aux sonorités exotiques, qui arrivent des quatre coins du monde à la conquête du consommateur bio.

Des propriétés médicinales étonnantes : ces baies sont en général extrêmement riches en vitamines, anti-oxydants etc.

Des vertus gustatives qui restent toutefois à prouver ! Généralement présentés sous forme de jus, ces fruits sont parfois également proposés en gélule …

Acides, âpres, et souvent amer en fin de bouche … – « mais on s’y fait, et même, à force, on aime  » (sic) précise un représentant d’Elite Naturel à propos de ces jus.

A la première dégustation, difficile de ne pas grimacer en avalant cette version moderne de l’huile de foie de morue.

Et oui, la vie éternelle, ça se mérite !

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Lisons les étiquettes des produits laitiers

Savez-vous décoder les étiquettes des produits laitiers ?

Il existe sur tous les produits d’origine animale un code de traçabilité destinée aux services vétérinaires.

Grâce à un petit logo ovale, reproduisant ce code, il est possible de connaître avec certitude la provenance des produits.

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Etiquette

Exemple : une étiquette de fromage blanc Calin

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Les lettres indiquent le pays, les deux premiers chiffres sont ceux du département, les trois suivants ceux de la ville, les deux derniers identifient le lieu de production.

Ces codes sont secrets, uniquement accessibles aux services dédiés. Jusque là, le consommateur est donc assez peu concerné. Et peut continuer à regarder cette étiquette avec indifférence.

Sauf pour les produits laitiers.

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Pourquoi?

Parce que sans même connaître le code, il est possible d’établir des comparaisons entre les marques.

En effet, pour des articles comme les yaourts par exemple, il n’existe pas de différences majeures de qualité entre les marques et le discount des « marques de distributeur » (ou MDD, comme Auchan Carrefour ou Leader Price, qui commercialisent des produits qu’elles distribuent mais ne produisent pas elles-mêmes)

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C’est bien simple :

– La vache ne fait qu’une sorte de lait ; foin de mauvais morceaux, de restes ou de chutes comme avec la viande!

– Les produits laitiers sont des produits simples ; point de recettes spécifiques, et de sous-recettes, plus grasses, plus salées, plus sucrées, comme pour les plats cuisinés ! Développer des recettes pour distinguer marques / discount augmenterait trop les coûts. Pour faire des « économies d’échelle » (augmenter les volumes et baisser les coûts de production) les marques revendent donc une partie de leur production à d’autres entreprises, par le système des marques de distributeur. Sans rien changer au produit.

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Conclusion : Grâce à la simple comparaison des étiquettes vétérinaires, il est possible par exemple d’acheter du fromage blanc Calin sous la marque Leader Price.

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Faites-le test au rayon des yaourts !

Fromage Blanc Leader PriceFromage Blanc Calin

A gauche, fromage blanc Leader Price : ici, 1€75/kg.
A droite, fromage blanc Calin : ici, 2€90/kg.

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Attention : Ceci est valable uniquement sur les produits laitiers. Si ce logo ovale est inscrit sur tous les produits d’origine animale, la comparaison des jambons ou foie gras ne vous sera pas utile … les provenances pourront être identiques, les qualités ne seront jamais les mêmes … a priori !

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