« Bio-logique » : Sur la logique de production et de consommation du « bio » aujourd’hui en France

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Cet article a été publié dans le dossier « Ecologie/Ecologisme » de la revue Droit de Cités.

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« BIO–LOGIQUE » :

Sur la logique de production et de consommation des produits « bio »
aujourd’hui en France.

Avez-vous déjà tenté de trouver une définition précise du « bio » dans un dictionnaire? Contre toute attente, ce terme, omniprésent dans les discours médiatico-commerciaux, est redoutablement absent des Larousse, Robert, et autres refuges lexicaux, sauf sous la forme d’une tautologie de type « Bio : produit issu de l’agriculture biologique », ou comme ici :

Bio : Ensemble des activités économiques et sociales qui touchent la production, la mise en marché ou la consommation des produits biologiques (généralement alimentaires). [1]

Or, le renvoi du « bio » au « biologique » ouvre d’étranges perspectives, puique ce dernier terme désigne aussi bien ce qui est relatif à la biologie (en tant que discipline scientifique), que ce qui est relatif à la vie organique – si bien que les définitions du biologique juxtaposent innocemment « agriculture biologique » et « arme biologique », l’une se définissant en négatif de la « chimie » (« se dit d’un produit obtenu sans utilisation de substances chimiques » [2]), l’autre bénéficiant au contraire de ses avancées (« l’usage des toxines, de composés hautement toxiques élaborés par des organismes vivants, mais synthétisables par voie chimique, se rapproche de la guerre chimique » [3]).

Biologique, mais aussi naturel, organic, bio-dynamique : les contradictions et le flou lexical du discours qui accompagne le bio nous invite d’emblée à le penser comme un outil idéologique, non comme objet d’un discours scientifique.

On s’attachera donc à en cerner les enjeux, à en reconstituer la logique de production et de consommation, tout en essayant d’en objectiver les mécanismes, du point de vue du contexte de sa production d’abord, de celui de son idéologie et de sa consommation ensuite.

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Ça crâne à Maillol ! A propos de l’exposition « C’est la vie, Vanités de Caravage à Damien Hirst »

Cet article a été écrit en collaboration avec Samuel Zarka, Ingénieur du symbolique.
Il est à mettre en relation avec l’analyse du tableau de Martinelli « Memento Mori » (étude pour ExpérimenTable).

.Ça crâne à Maillol !

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A propos de l’exposition du Musée Maillol
« C’est la vie, Vanités de Caravage à Damien Hirst »

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Avec pour ambition de « (mettre) en lumière des œuvres rarement dévoilées au public, et proposer un parcours initiatique et singulier dans l’Histoire de l’Art » [1], le musée Maillol expose actuellement une centaine d’œuvres « de Caravage à Damien Hirst », réunies autour de la thématique des Vanités.

Et pourtant, que le visiteur se rendant à Maillol n’espère pas y trouver un aperçu de la richesse des interprétations artistiques des Vanités. Si ce terme désigne toute « représentation picturale évoquant la précarité de la vie et l’inanité des occupations humaines » [2], par un jeu de signes inversés entre symboles des plaisirs de la vie et expressions de la mort, ici, le commissariat a plutôt procédé à la juxtaposition de tout ce que les musées et collections privées comptent de têtes de mort (en sculpture, peinture, bijoux, etc.), comme si leur juxtaposition pouvait suffire à faire exposition.

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Vanités / Nature morte : Etudes pour ExpérimenTable

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Ce détour par l’exposition du musée Maillol est destiné à alimenter différentes réflexions entamées sur ce site autour de la question des Vanités et de la Nature Morte, notamment à partir du travail de Patrick Guns, et d’un ExpérimenTable sur Slick intitulé « Memento Mori ».

Voir aussi l’Etude pour ExpérimenTable, à propos de l’exposition du Louvre « Rivalités à Venise ».

Enfin, cette analyse pourra être replacée dans le contexte de son exposition, à la lecture de l’article « Ca crâne à Maillol !« , consacré à l’ensemble de l’exposition.

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Extrait de l’exposition du Musée Maillol :
« C’est la vie ! Vanités de Caravage à Damien Hirst »

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Giovanni Martinelli, Memento Mori (Death comes to the dinner table), vers 1635.

Wurst alors !

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Berlin, en baguenaude du côté de la Friedrichstraße,

Un vendeur de saucisses ambulant, avec barbecue pédestre, dit « grill walker » … !

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Fous de wurst ! – Berlin Street Food

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A suivre – (il faudra revenir sur cela)

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