Hors d’œuvre, Essai sur les relations entre arts et cuisine (synospis)

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A  paraître le 21 octobre 2010, à l’occasion de la FIAC [1], aux Editions Menu Fretin.

« Arts Culinaires » ?
Hors d’œuvre :
Essai sur les relations entre arts et cuisine

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Matière éphémère, corporéité, besoin, la cuisine nous rappelle quotidiennement que nous sommes mortels. Quant l’oeuvre d’art est traditionnellement située du côté de l’Esprit, du Beau, de l’Universel, de l’Eternel et de l’Inutile (autant de termes à majuscules), la cuisine renvoie au corps, à la sensation passagère. « Art » du goût, de la mastication et de la digestion, elle semble d’emblée exclue du système des Beaux-Arts. Dans sa périssable fugacité, comment pourrait-elle en effet espérer faire œuvre d’Art ?

Le syntagme « Art culinaire » n’envahit pas moins les discours actuels, tandis que les cuisiniers laissent de côté l’artisanat pour aspirer à rejoindre le panthéon des Artistes. Au même moment, performeurs, plasticiens et designers s’emparent de la matière alimentaire. Récemment, des foires d’art contemporain comme Slick [2] ont même décidé d’ouvrir leurs portes à « l’Art culinaire », tandis  que certaines galeries s’y consacrent exclusivement [3].

Alors, doit-on toujours considérer que la cuisine est fondamentalement hors-d’œuvre ?

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Chômage technique : Les silences de la diète ou comment ma vésicule s’est lancée dans les algorithmes !

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Simple billet d’humeur sur les réalités du métier, une fois n’est pas coutume !

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..Chômage technique – Les silences de la diète ou :
comment ma vésicule s’est lancée dans les algorithmes
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Ce soir, je songe avec une affection particulière à ces chanteurs qui soudain se taisent,

réduits au silence pour extinction de voix,

à ces routiers qui s’immobilisent, privés de permis de conduire,

à ces pianistes qui trébuchent et se luxent un doigt,

à ces boulangers dont le four tombe en panne :

l’exploratrice a mal au ventre !

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– Oh, rien de grave, juste la dernière toquade d’une vésicule,

qui se lance un jour dans une carrière mathématique,

se prend d’affection pour l’arithmétique,

et vous met brutalement dans l’incapacité d’exercer vos fonctions !

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Quoi, une exploratrice au chômage technique ?!

La vésicule se gausse …

– Multipliant les facéties, elle calcule.

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« Bio-logique » : Sur la logique de production et de consommation du « bio » aujourd’hui en France

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Cet article a été publié dans le dossier « Ecologie/Ecologisme » de la revue Droit de Cités.

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« BIO–LOGIQUE » :

Sur la logique de production et de consommation des produits « bio »
aujourd’hui en France.

Avez-vous déjà tenté de trouver une définition précise du « bio » dans un dictionnaire? Contre toute attente, ce terme, omniprésent dans les discours médiatico-commerciaux, est redoutablement absent des Larousse, Robert, et autres refuges lexicaux, sauf sous la forme d’une tautologie de type « Bio : produit issu de l’agriculture biologique », ou comme ici :

Bio : Ensemble des activités économiques et sociales qui touchent la production, la mise en marché ou la consommation des produits biologiques (généralement alimentaires). [1]

Or, le renvoi du « bio » au « biologique » ouvre d’étranges perspectives, puique ce dernier terme désigne aussi bien ce qui est relatif à la biologie (en tant que discipline scientifique), que ce qui est relatif à la vie organique – si bien que les définitions du biologique juxtaposent innocemment « agriculture biologique » et « arme biologique », l’une se définissant en négatif de la « chimie » (« se dit d’un produit obtenu sans utilisation de substances chimiques » [2]), l’autre bénéficiant au contraire de ses avancées (« l’usage des toxines, de composés hautement toxiques élaborés par des organismes vivants, mais synthétisables par voie chimique, se rapproche de la guerre chimique » [3]).

Biologique, mais aussi naturel, organic, bio-dynamique : les contradictions et le flou lexical du discours qui accompagne le bio nous invite d’emblée à le penser comme un outil idéologique, non comme objet d’un discours scientifique.

On s’attachera donc à en cerner les enjeux, à en reconstituer la logique de production et de consommation, tout en essayant d’en objectiver les mécanismes, du point de vue du contexte de sa production d’abord, de celui de son idéologie et de sa consommation ensuite.

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Ça crâne à Maillol ! A propos de l’exposition « C’est la vie, Vanités de Caravage à Damien Hirst »

Cet article a été écrit en collaboration avec Samuel Zarka, Ingénieur du symbolique.
Il est à mettre en relation avec l’analyse du tableau de Martinelli « Memento Mori » (étude pour ExpérimenTable).

.Ça crâne à Maillol !

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A propos de l’exposition du Musée Maillol
« C’est la vie, Vanités de Caravage à Damien Hirst »

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Avec pour ambition de « (mettre) en lumière des œuvres rarement dévoilées au public, et proposer un parcours initiatique et singulier dans l’Histoire de l’Art » [1], le musée Maillol expose actuellement une centaine d’œuvres « de Caravage à Damien Hirst », réunies autour de la thématique des Vanités.

Et pourtant, que le visiteur se rendant à Maillol n’espère pas y trouver un aperçu de la richesse des interprétations artistiques des Vanités. Si ce terme désigne toute « représentation picturale évoquant la précarité de la vie et l’inanité des occupations humaines » [2], par un jeu de signes inversés entre symboles des plaisirs de la vie et expressions de la mort, ici, le commissariat a plutôt procédé à la juxtaposition de tout ce que les musées et collections privées comptent de têtes de mort (en sculpture, peinture, bijoux, etc.), comme si leur juxtaposition pouvait suffire à faire exposition.

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